D’ici quelques mois, Sony arrêtera la production du fameux Walkman. Après des années de bons et loyaux services, ce cher lecteur de cassettes audio sera donc à ranger à côté de votre gramophone préféré. Quel chemin parcouru dans le domaine de la technique de l’enregistrement de la musique en si peu d’années!
Nul ne sait combien de temps le format MP3 tiendra encore ici bas mais j’imagine que ces trois lettres seront synonymes d’antiquité dans quelques années déjà. Cependant, nous n’en sommes pas là et ce format fait fureur. Des centaines de fichiers s’échangent chaque jour sur la toile ou dans les couloirs des écoles, dans les bureaux, etc. Il est intéressant de voir comment les comportements ont évolué par rapport à la musique, aux chansons qui nous touchent. Chacun connaît l’un ou l’autre refrain qui a marqué sa vie, qui fait partie de ce qu’il est. Pourtant, le respect pour les artistes est de plus en plus contrasté. D’une part, les chansons ont de moins en moins de valeur commerciale alors que, d’autre part, les grands concerts attirent la foule avec des billets qui dépassent souvent la barre du billet bleu à deux zéros.
Pour ma part, j’ai toujours aimé le son, la radio, la musique et j’ai souvent besoin d’écouter quelques ondes mélodiques, parfois bien pêchues, dans ma semaine. À huit ans, j’écoutais les émissions de radio en cachette dans mon lit comme d’autres ont un roman sous leur couette…
Comme chrétien, je me pose souvent la question de la meilleure attitude à adopter face à cet univers du son. Il ne s’agit pas de se couper des autres un casque vissé sur les oreilles ou encore de devenir un intégriste de tel ou tel courant musical. Pourtant, j’ai besoin de me ressourcer et de tirer parti de ce que l’être humain peut produire de beau. Malheureusement, le parcours est semé d’embûches car nos médias nous offrent ce qu’ils veulent bien mettre en avant. Les artistes chrétiens n’ont pratiquement aucune chance d’être diffusés dans les mêmes canaux que les autres représentants de leur style musical en Europe. Pour peu que l’on soit intéressé à la musique qui a du sens, il faut alors chercher, partager, s’investir pour trouver ce qui nous plaît.
J’en profite pour noter que, dans notre communauté, nous avons la chance d’être plutôt à la page car nos musiciens s’investissent pour proposer une musique variée et pertinente dans ces moments où nous nous approchons de Dieu. N’avons-nous pas à encourager tous les chantres des temps modernes qui mettent leur talent au service du Seigneur? Il y a beaucoup d’aspects mais j’en mentionne ici quelquesuns en vrac: donner un écho constructif après la louange du dimanche matin, payer sa musique, écouter une radio chrétienne sur Internet, se déplacer aux concerts qui se donnent dans la région, organiser des événements pour accueillir les artistes, encourager les nouveaux talents et leur laisser de la place mais surtout parler de ce qu’on écoute avec d’autres.
Je termine sur une note plus harmonique : Nous sommes actuellement une petite dizaine à réfléchir à la suite à donner au Big Boss’ festival car il nous semble important de donner une fenêtre aux artistes qui font du bien à notre jeunesse, à ceux qui donnent du courage autant qu’ils font réfléchir et qu’ils permettent d’approfondir sa relation avec le Seigneur.
Sous quelle forme et à quel rythme, avec qui et dans quel lieu ? Nous cherchons la volonté de Dieu et j’espère que ce qui naîtra puisse être une lumière au milieu de ce vieux continent un peu sourd, un peu commercial en matière de musique. En ces temps de changements, nos artistes ont besoin d’une mobilisation de large envergure et je prie pour l’essor de nouvelles formations dans notre petite Suisse mais aussi pour des lieux dans lesquels ces musiciens puissent se produire.
PS : Vous avez un coup de coeur, un bon disque à recommander aux membres de la communauté, envoyez les références à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. elles seront ajoutées à cet éditorial sur EEMT.ch.